bienvenue dans le monde de okine le gladiateur de l'underground, pensionnaire de l'arene de rabat. LIFE IS A BITCH! "nas-1994"

10/01/2008

Gunfights franchouillards



le cinema de genre français recèle d'excellentes idées qui n'arrivent jamais à se concretiser en chefs d'oeuvre... que ce soit dans le film d'horreur( eric valette, alexandre aja, doug headline..), le polar ( olivier marchal, nicolas boukhrief) ou même la fresque historique( christophe gans). Alors qu'est qui ne fonctionne pas dans ces films?
Une bonne dose d'humoir noir qui manque clairement à des scenarios faussement complexes, une faculté à créer une multitude d'intrigues foireuses et verbeuses, une incapacité à oublier des references trop lourdes ( melville, carpenter, scorsese, sergio leone etc)...."MR 73" est le dernier film d'olivier Marchal, ancien flic, transformé en realisateur talentueux. Il a prouvé par le passé (" 36 quai des orfèvres"), sa capacité à dépeindre le milieu policier de manière impitoyable , n'hésitant pas à ecorner l'image d 'une corporation mystérieuse. Son passé de policier l'aidant forcèment à ajouter un zeste de réalisme necessaire à ce genre d'entreprise. Le gars est evidemment talentueux. On a rarement vu dans le cinema français une capacité à créer des ambiances aussi lourdes. Lumière blafarde, cadrage au couteau, costumes et decors coherents. Le problème, c'est qu'on y croit pas une seule seconde. Une multitude d'intrigues qui s'enchêvetrent sans qu'on comprenne leurs relations, des dialogues trop ecrits, des details scenaristiques gratuits, des longueurs et trop de personnages à la psychologie faussement complexe. ça m'a rappelé " la chambre des morts", un autre polar français sorti recemment, avec moins de talent, et possedant les mêmes caractéristiques: multitudes d'intrigues et de personnages, des psychologies trop complexes pour un scenario anodin,et il faut le dire une bonne fois pour toutes : les acteurs français sont majoritairment mediocres. Quand ils deblatèrent leur texte lourd de sens, on y croit pas une seconde.
Le cinema de genre français est boiteux, la faute peut être à une culture trop intellectualisante et pas assez instinctive'

9/05/2008

N'est pas carpenter qui veut!




Faire un film à la gloire des carpenter, george miller et autres Mattei est une gageure pour une plongée dans le monde déviant de la serie b anarchiste et décomplexée des canons des gros studios toujours réticents face à des discours s'émancipant de la pensée unique fascisante ... " Doomsday" est sur le papier une aubaine pour tout amateur de ce cinéma là. Mais malheureusement neil marshall, réalisateur du très important " the descent", n'a retenu que l'imagerie pour plonger dans une débauche de pyrotechnie sans aucune une réflexion sur le genre. Un film post nuke ne gardant de "mad max " et autres "new york 1997" que la décoration , le costume et le maquillage. En d'autres termes l'apparence et non pas l'essence, c'est à dire une réflexion sur notre monde qui est forcément necessaire face à ce genre de projets. il ne suffit pas de connaitre ses ainés pour faire comme eux. tarantino avait retenu la leçon en faisant référence à ses illustres prédécesseurs en offrant un réflexion toute personnelle sur le cinéma de genre .N'est pas Tarantino qui veut.

7/30/2008

Semaine noire

Cette semaine a connu deux disparitions importantes dans le milieu du cinéma. Deux personnes ayant toutes les deux bâti un édifice important dans leur répertoire respectif...Youssef Chahine, le plus grand réalisateur égyptien, arabe et africain ....et Benoît Lestang, moins connu que le cinéaste égyptien, mais tout aussi important dans son domaine , celui du maquillage gore....Quelques souvenirs me sont venus alors . Tout d'abord quand j'ai montré " gare centrale " , un film de youssef chahine à un parterre d'étudiants parisiens à la fin des années 90: ils étaient stupéfaits par la modernité du propos pour un film des années 50, un film comparable aux films d'elia kazan et autres John huston.. L'autre souvenir est celui de la réussite d'un jeune lecteur de Mad Movies et de Starfix ( comme moi), qui a révolutionné le maquillage gore en France et qui a même travaillé sur des bandes cultes américaines ... Remember "Elmer , le remue-méninges " de Franck hehenlotter (je ne sais pas comment ça s'ecrit)! C'était Benoit lestang le créateur de ... La créature! Ne ratez pas " Martyrs" de Pascal Laugier, qui va sortir prochainement, le film tant décrié par la censure française , joué par notre Morjana Alaoui nationale... C'est benoit qui est derrière tout ça.....
RIP.

7/21/2008

Les années de plomb


Je suis en train de passer (ou de subir!) une année fatidique...je digère trois ans de travail au sein de la film industry et d'autres projets annexes avec plus ou moins de réussite... moins travailleur , je réfléchis sur tout ce que j' ai fait , je montre mes films avec toujours un sentiment de malaise, comme si je montrais ce que j'avais au fond de mes tripes , un mélange d'embarras et de fierté...je digère, je travaille moins et forcement je prends du poids.. question de digestion lente....
Du coup je regarde des films de toutes sortes .. . ce week end fut symptomatique à cet égard puisque dans la même journée, j'ai avalé trois films diamétralement opposés: "trade"un film à thèse américain qui dénonce le trafic humain, "old school" une comédie avec will ferrell, vince vaughan et luke wilson sur la crise des trentenaires et enfin la palme d'or 2007, un ofni roumain sur l'avortement deux ans avant la chute de Ceauşescu...
"4 semaines, 3 semaines , 2 jours" c'est le titre de ce film triste, sombre ô possible... pas un gramme d'humour mais une maitrise technique , un jusqu'au boutisme esthétique( le film est une suite de longs plans séquences), un naturalisme extrême qui permet de suivre le point de vue d'une jeune etudiante de la classe moyenne roumaine, qui veut aider sa copine à avorter dans un contexte de suspicion et de paranoia communiste.. justement on ne parle jamais politique mais le contexte est tellement fort (le communisme dans les pays de l'est avant la chute du mur de berlin) que le moindre coup de fil devient digne d'un suspense hitchcockien.. et c'est là la force du film puisque une histoire d'avortement devient un thriller haletant ... une leçon pour nos réalisateurs marocains qui en dénonçant directement les années de plomb , oublient toute la force esthétique que peut offrir cette période de l'histoire et sombrent dans le manichéisme débilisant.. faillait bien que je parle de mes confrères, même si ce n'est pas de mes habitudes... histoire de déontologie...il faut saluer le festival de cannes qui en recompensant ce film lui a permit d'être distribué et donc vu un peu partout .... ça peut servir à ça un festival des fois!

7/15/2008

Sin City serait elle devenue Disneyland?



Je n'ai rien écrit depuis 6 mois! Impardonnable! mais je pourrais invoquer de nombreuses raisons: syndrome de la page blanche, manque d'idées, fainéantise, projets professionnels foireux... Impardonnable! je vais essayer de me rattraper les mois qui arrivent par une publication plus régulière! j'introduis cette année 2008 ( en juillet !!!)par un blockbuster estival.. un bon vieux will smith!
cette fois ci c'est dans la peau d'un super héros alcoolique, drogué et SDF! Une idée de base qui aurait été un bon départ pour casser toute l'imagerie comics de superhéros omnipotent type superman et donnerait un visage plus humain au superhéros américain .. Le projet qui semble sur le papier être une aubaine pour tout amateur de bandes dessinées de Frank Miller ou autres Allan Moore... Adeptes de visions cauchemardesques du rêve américain et de personnages torturés, éloignez vous de ce "HANCOCK" de Peter Berg, un blockbuster intéressant pendant 15 minutes de présentation où on découvre un homme incapable de gérer ses pouvoirs de superhéros, jusqu'au moment où il se réinsère socialement et devient un superhéros à costume moulant et au sex appeal loin d'être celui des crackheads de brooklyn beaucoup plus repoussants . La réinsertion de Hancock" est plus proche de Disneyland que de Sin City!. ...

12/30/2007

Gangsta Boogie




En pleine période de doute, je ne peux décemment regarder de films sérieux. Je me contente de passer mon temps face à ce que les anglais appellent le boxing day( une période de foot intensive pendant les fêtes de fin d'années)...Résultat : je regarde Newcastle-Chelsea, un match chiant à mourir....je fouille alors dans ma dvdéteque pour chercher une perle qui me permettrait de me complaire dans ma léthargie chronique: " State Property" est le titre de ce joyau ... un film réalisé par Dame Dash... Un mec que personne ne connait sauf moi , dû à ma culture hip hop déviante et trash... C'est un des grands businessman de l'industrie hip hop , ancien associé de Jay-z au sein de rocafella records... Il a produit énormément de sous-jayz ( beanie sigel, menphis Bleek, young gunz, freeway, oschino), a enfermé des stars vieillissantes ( MOP, ODB) dans un carcan commercial et a permis l'émergence des Diplomats et du dipset crew( camron, juelz santana, jim jones)... Tou ça c'est du charabia mais pour les fans de bling bling new yorkais , ces mecs sont de véritables héros... le film en question est une présentation de tous ces artistes dans une histoire de vengeance de ghetto et de pompage d'une esthétique Scorsesienne: voix off à la " goodfellas", effets de montage cartoon( arrêts sur images et cartons incessants), violence gratuite... Point de discours, une glorification de la violence et un second degré qui justifierait tous les actes de ces gangsters de pacotille...Et c'est précisément ce qui fait le charme du film ... Tous les clichés du rap gangsta sont mis sur pellicule pour le grand bonheur des amateurs de " Scarface" ... Autant d'insouciance fait plaisir dans cette période de grisaille et de froid polaire ... Il faut noter que ce genre de produit est à consommer avec modération car il peut nuire à la santé mentale...

12/22/2007

Je lui ai mis la fièvre


je suis grippé et je viens de lire un message déprimant d'un grand pote à moi polo.
big up à toi et aux autres...le meilleur remède pour combattre cette morosité ambiante, c'est se mater les emissions de MTV toute la journée où les couples se font et se défont avec une insouciance hors normes ...d'ailleurs il faut se matter " tila, celib et bi", "kiffe ma mère , " dismissed ou "ton ex ou moi"...Eloge de la vacuité et l'absence totale de connexion avec la réalité dégueulasse de notre monde.. il y a un autre remède: regarder un teen movie type "american pie" avec regression anale à l'appui...c'est ce que je fais depuis trois jours , depuis que j'ai de la fièvre...c'est comme ça que je suis tombé sur "Supergrave" une comedie qui a cartonné aux etats unis cet été...je m'attendais à voir des filles silliconnés et des atardés qui finissent par rentrer dans un puritanisme typiquement americain...mais surpise pas de néo -rock dégoulinant , ni de filles tout droit sorti de Hustler, ni de discours lénifiant, mais de la bonne vielle soul, des filles moches, , des flics qui fument de la beuh et qui explosent leur propre voiture tellement ils sont foncdés, des soirées où on prend de la coke, et tout ça dans une trame à la "american pie"...ça fait la difference et on sort de l'imagerie MTV pour plonger dans la réalité des soirées glauques que l'on passe au même âge...le film devient attendrissant à ce moment, parce qu'en plus, il n'offre aucuen morale...C'est l'histoire de trois gars qui ont moins de 21 ans et qui veulent acheter de l'alcool: pretexte mince pour en faire un film de 2 heures mais l'aspect "john Waters" du film donne au tout un charme indéniable et qui éléve "Supergrave " au rang de " breakfast club", chef d'oeuvre ultime du teen movie réalisé en 1985! ,"